Impact du changement climatique au Cameroun

impact du changement climatique au cameroun

Domaine public, carte du Cameroun

préambule.

Au Cameroun, il y a 2 types de climat.  2 à 4 saisons qui se déclinent de la manière suivante :

  1. Climat Tropical
  • La grande saison des pluies de novembre à mars
  • La grande saison sèche d’avril à octobre

2. Climat Équatorial

  • La grande saison sèche de décembre à avril.
  • La grande saison des pluies de mai à juillet.
  • La petite saison sèche d’août à septembre.
  • La petite saison humide d’octobre à novembre.

Sur la période 1989-2014, l’Amérique du Nord a émis 147 Milliards de Kilotonnes de CO2 alors que le Continent Africain n’en émettait que 25 Milliards de Kilotonnes. Le Continent Africain abrite 17 % de la population mondiale. Mais n’est à l’origine que de 3,5 % des émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, le changement climatique touche de plein fouet le Continent Africain. L’Afrique subit, malgré elle les conséquences  du développement industriel mondial.

les effets

Au Cameroun, l’augmentation du gradient thermique continent/océan provoque l’augmentation de l’évaporation de surface, de l’humidité de l’air, de l’instabilité atmosphérique donc l’intensification des pluies. Ce phénomène induit un décalage de plus enplus inportant du cycle des saisons. Si les derniers rapports du GIEC ( Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) parlent d’une diminution des précipitations, c’est une augmentation des phénomènes extrêmes qui apparaissent. 

Inondation du quartier Makepe Missoke à Douala

Pluies diluviennes, inondations, des vents très violents au coeur des orages (Douala nov.2022) voire des cyclones (Idai en 2019 au Mozambique). Selon les Nations Unies, les villes côtières sont en première ligne de la crise climatique. Et menacées par la hausse du niveau des mers et l’érosion du littoral. De plus, ce qui s’applique à la pluviosité est aussi valable pour les périodes de sècheresse plus longues et plus intenses.

conséquences

Le dérèglement climatique et les phénomènes extrêmes associés déstabilisent durement et durablement la stabilité socio-économique des pays:

  • La santé par une persistence de maladies comme le choléra, la dysenterie, le paludisme, la dengue,la fièvre jaune par une prolifération des insectes.
  • La sécurité alimentaire n’est pas épargnée : Baisse des rendements agricoles et de la fécondité des troupeaux.
  • Intensification de la pauvreté et déplacement massif des populations quittant les zones rurales pour les métropoles (Augmentation de 4 à 5 % de la population urbaine par an) dont le développement devient de plus en plus chaotique. la banque mondiale estime que plus de 100.000 personnes viennent grossir la population de Douala chaque année. Elles s’installent où elles peuvent : Sur des zones non constructibles. Au fond de vallée (Maképé Missoké)  vulnérable aux inondations ou dans les zones de mangrove détruisant un écosystème primordial pour lutter contre l’érosion des littoraux.
Cap Cameroun en 2000
Cap Cameroun 2015

Avec le changement climatique, la ville de Douala qui se trouve àl’embouchure de l’estuaire du fleuve Wouri, subit l’influence des marées de l’océan atlantique ( érosion des côtes de 3 à 6 mètres par an). Et est en plus confrontée à la montée des eaux.

  • Les pluies et inondations ont une conséquence désastreuse sur les réseaux routiers. Elles dégradent les routes goudronnées, rendent impraticables les pistes isolant ainsi de nombreux villages et des pays comme le Tchad et la Centre Afrique dont la base d’exportation est le Cameroun.
  • La pollution et l’envasement: S’il est une pollution dramatique, comme à Douala, c’est celle des plastique. Bien que la ville dispose d’un réseau d’évacuation des eaux et que le gouvernement ait fait construire près de 40 kilomètres de canaux de drainage, 
Canal de drainage construit en 2015
Canal de drainage de nos jours

les détritus et les terres charriés pendant la saison des pluies s’accumulent dans tous les réseaux, réduisant à néant les efforts déployés.

conclusion

Le changement climatique est un vecteur contribuant grandement à l’amplification de la paupérisation des déplacements massifs. De maladies qui augmentent le nombre d’orphelins, d’handicapés physique et de déshérités. Notre association (FFCA) fait tout ce qu’elle peut pour les assister.

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